La gestion des déchets flottants

environnement2Les déchets flottants ont un impact non négligeable sur la faune océanique qui peut les ingérer et sur la qualité des plages. Sur le territoire, les sources de macro déchets sont doubles : stockage, dans le lit majeur des cours d’eau, de matériaux mobilisables lors des crues ; déchets laissés sur place ou tombés de poches lors des sports de plein air. Tous ces déchets, qu’ils soient laissés plus ou moins près de la côte finissent toujours, via le ruissellement des eaux de pluie, par arriver en mer et ensuite grâce ou à cause du jeu des courants, de la houle, du vent et des marées, par revenir sur les bords de mer.

De très nombreux déchets sont stockés dans le fond du golfe de Gascogne, qui proviennent des rivages de celui-ci, sans que l’on n’en connaisse l’origine exacte. Un courant longe les côtes, à environ 200 milles : du Sud au Nord d’octobre à mars et du Nord au Sud de février à septembre environ. Au centre même du golfe se forme un tourbillon dont le sens change avec le courant. En parallèle de cette cinétique côtière, les eaux se réchauffent au moment où le courant change au printemps et ce changement de température fait remonter les déchets stockés au fond. Ces derniers sont alors emmenés par les courants et poussés par les vents vers les côtes et se retrouvent sur les plages du littoral basque.

Le nettoyage des plages est sous la responsabilité des communes qui organisent des ramassages mécaniques ou manuels toute l’année (tous les jours en été). Entre 5 000 et 8 000 t de déchets sont ainsi collectés par an. Par ailleurs, en période estivale, le syndicat mixte Kosta Garbia s’occupe du ramassage en mer des déchets flottants sur une bande littorale comprise entre 300 m et 3 milles nautiques de la côte. Des associations d’insertion interviennent pour le nettoyage des berges des cours d’eau, des enrochements, et pieds de falaise sur tout le littoral basque, pour le compte des collectivités. Trois barrages flottants sont également installés, sur la Nivelle et la Bidassoa pour limiter les apports de déchets venant des terres. Par ailleurs, dans la baie de Saint-Jean-de-Luz – Ciboure, les filets matérialisant les limites entre zone de baignade et zone de navigation empêchent les déchets d’entrer dans les zones de baignade. Ils sont entretenus par les communes.

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